Je regarde dehors, le ciel est gris, le vent souffle, les feuilles tombent et un passant se dépeche de rentrer chez lui redoutant un terrible orage.Et moi je suis la dans mon lit en train de t'écrire. Voilà 3 mois que tu est morte, toujours je me rapellerai ton enterrement.Oui, je me souviens de ce jour où malgré la bleuté du ciel et la chaleur personne n'ésquissait un sourire, ce jour où maman n'arrivait plu à tenir debout tellement le desespoire la tristesse ou encore l'émotion s'était emparée d'elle,ce jour où je suis entrée dans cette pièce éclairée par des bougies et remplie de fleurs où il y avait un magnifique cercueil en bois d'acajou, tellement poli qu'on pouvait presque se voir dedans. Pourtant je ne te reconnaissais pas, tu avais la bouche plus allongée, le visage plus plat et tu avais l'air plus grande[...]Ma soeur me prit les épaules et dit que tu donnais l'impression de dormir. Et moi j'avais peur que tu te réveille comme si en un seul instant tout pouvait se produire.Quand on est sortis, le soleil me brûlait les yeux et séchait mes larmes tellement j'étais habituée à l'atmosphère sombre de la pièce où tu résidait. La cérémonie a commencé, la vision de toi dormant paisiblement alors que des poèmes tristes résonnaient dans la pièce me parut insuportable. Je voulais sortir de cette pièce, je voulais hurler ma peine, frappez pour me soulagez, je voulais m'épuisez jusqu'à en mourir, je voulais te rejoindre pour découvrir ce monde où tu devrais être heureuse, où tu ne souffrais plus. Mais je suis restée la à te regarder, les larmes coulaient sur mes joues brûlantes. Je n'ai même pas eu la force de faire un pas pour m'approcher de toi et d'allumer le cierge. Je ne t'ai pas non plus accompagner au crematorium pour que tu sois incinérée. Je suis retournée chez moi, m'allonger sur mon lit pour lire d'ancienne lettres que tu m'avais envoyer. Dire qu'en un ans nous étions devenues si proches, et qu tous ce soit déchiré si vite en l'espace d'une seconde. Je reste là à penser qu'un jour je serais comme toi . Peut-être qu'alors je serais heureuse car je ne connaitrais plus la souffrance.